au revoir la haut

Au revoir là-haut est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2017. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.

 

Synopsis

En novembre 1920, Albert Maillard est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc. À travers son témoignage, il raconte la fin de sa participation à la Première Guerre mondiale, sa rencontre avec Édouard Péricourt, fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit. Ensemble, ils montent une opération d'escroquerie. L'histoire suit également Henri d'Aulnay-Pradelle, leur ancien lieutenant va-t-en guerre devenu lui aussi escroc et qui est parvenu à intégrer la famille Péricourt, dont le patriarche règne sur la classe politique parisienne.


Distribution

    Albert Dupontel : Albert Maillard, le soldat

    Laurent Lafitte : Henri d’Aulnay-Pradelle, le lieutenant

    Nahuel Pérez Biscayart : Édouard Péricourt, le soldat à la gueule cassée

    Niels Arestrup : Marcel Péricourt, le père d'Édouard et de Madeleine

    Émilie Dequenne : Madeleine Péricourt, la sœur d'Édouard

    Mélanie Thierry : Pauline, la bonne des Péricourt

    Heloïse Balster : Louise, la gamine

    Michel Vuillermoz : Joseph Merlin, l'inspecteur

    André Marcon : l’officier gendarme

    Philippe Uchan : Labourdin, le maire du 8e arrondissement de Paris

    Kyan Khojandi : Dupré, le collaborateur d'Aulnay-Pradelle

 

Fiche technique

    Titre original : Au revoir là-haut

    Titre international : See You Up There

    Réalisation : Albert Dupontel

    Scénario : Albert Dupontel et Pierre Lemaitre, d'après le roman éponyme de ce dernier

    Direction artistique : Lilith Bekmezian

    Décors : Pierre Queffelean

    Costumes : Mimi Lempicka

    Coiffures : Frédérique Arguello

    Maquillage : Françoise Quilichini

    Photographie : Vincent Mathias

    Étalonnage et colorisation : Lionel Kopp et Natacha Louis2

    Son : Jean Minondo, Gurwal Coïc-Gallas et Cyril Holtz

    Montage : Christophe Pinel

    Musique : Christophe Julien

    Production : Catherine Bozorgan

    Sociétés de production : Stadenn Prod. et Manchester Films ; Gaumont et France 2 Cinéma (coproduction)

    Société de distribution : Gaumont

    Pays d'origine : France

    Langue originale : français

    Budget : 19 750 000 euros

    Format : couleur

    Genre : comédie dramatique

    Durée : 115 minutes

    Dates de sortie :

        France : 27 juillet 2017 (avant-première à Saint-Lô) ; 25 octobre 2017 (sortie nationale)

        Belgique, Suisse romande : 25 octobre 2017

        Québec : 22 décembre 2017

 

 

Critique lors de la sortie en salle le 24/10/2017 (TELERAMA)

Par Samuel Douhaire

Pour Albert Dupontel, l’adaptation d’Au revoir là-haut constituait un pari risqué. Question de budget, d’abord : la reconstitution de la Première Guerre mondiale puis des Années folles est, en terme de logistique, sans commune mesure avec les comédies contemporaines réalisées jusqu’alors par l’auteur de Bernie. Question de sujet, ensuite : comment l’acteur-réalisateur, créateur de scénarios originaux, allait-il se débrouiller avec les mots, l’imagination foisonnante d’un autre ?

Paris risqué mais gagné. Il n’y a qu’une scène de combat, mais c’est l’une des plus impressionnantes jamais vues sur les tranchées. La richesse et la beauté des décors et des costumes ne figent jamais le film. Et Dupontel réussit à être fidèle à l’esprit — et souvent à la lettre — du livre de Pierre Lemaître, tout en l’incorporant à son propre univers.

Les grandes lignes du très touffu Prix Goncourt 2013 sont condensées dans un récit qui file à la vitesse d’une balle. Un vrai roman-feuilleton, avec ses héros brisés qui tentent de se reconstruire, son salaud que l’on adore haïr (le très suave Laurent Lafitte) et ses nombreux personnages secondaires très typés (dont un drôle de rond-de-cuir incorruptible, incarné avec fantaisie par Michel Vuillermoz)… Juste avant l’armistice, deux poilus sont blessés lors d’une dernière offensive inutile. Albert, modeste comptable (Dupontel lui-même, dans son registre lunaire et maladroit), s’en sort avec des égratignures après avoir été enterré vivant. Edouard, fils rebelle de bonne famille, est, lui, défiguré ­(Nahuel Pérez Biscayart, le héros de 120 Battements par minute, est génial dans ce rôle quasi muet : toute la palette des sentiments passe par son regard). Après l’armistice, le premier, désormais chômeur, fait croire à la mort du second et organise avec lui une arnaque juteuse : les deux complices se font payer très cher pour concevoir des monuments aux morts qui ne seront jamais construits.

L’anarchiste Dupontel s’en donne à cœur joie pour dénoncer les ravages du patriotisme et le cynisme des puissants : grand moment du film, une séquence de fête décadente dans un hôtel de luxe tourne au jeu de massacre antibourgeois. Sa virulence politique est indissociable, comme toujours, d’une profonde tendresse pour les marginaux. Le cinéaste aime le burlesque mais n’a pas peur du mélo : il réussit à rendre très émouvantes des scènes qui, sur le papier, avaient tout pour être ridicules. Les couleurs sépia, une certaine tendance au pittoresque dans l’évocation du Paris populaire font, parfois, redouter un excès de joliesse — le Jean-Pierre Jeunet d’Un long dimanche de fiançailles n’est pas loin. Mais Albert Dupontel parvient toujours à équilibrer l’eau de rose et le vitriol. Avec, en prime, de formidables trouvailles visuelles : à travers la collection de masques portés par Edouard pour cacher sa gueule cassée, tout l’art moderne et la culture populaire du début du XXe siècle défilent…

 

www.avoir-alire.com – Critique du 20 octobre 2017

Avec un travail pictural qui renvoie au cinéma des années 20, Albert Dupontel livre un brûlot anticapitaliste qui pourrait tout aussi bien avoir lieu de nos jours. L’effervescence d’après-guerre n’en reste pas moins le théâtre d’un mélodrame poignant et magistralement reconstitué.

L'argument : Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des Années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…

Notre avis : Même si ses précédents films faisaient toujours joliment leur effet, on pouvait commencer à craindre qu’Albert Dupontel ne commence à se répéter. Son adaptation du best-seller de Pierre Lemaitre vient heureusement nous prouver que l’ancien humoriste est capable de nous livrer autre chose que les comédies chargées en humour noir qui ont fait son succès. Basé sur une reconstitution des années 1918-20, son long-métrage ne s’éloigne pourtant pas entièrement de son sujet de prédilection qu’est la souffrance des marginaux. En effet, ses deux personnages principaux sont deux vétérans de la Grande Guerre inaptes à reprendre le cours de leur ancienne vie au sein de la société civile.

La première qualité de sa réalisation est assurément le soin apporté à la direction artistique pour recréer cette période historique effervescente. Qu’il s’agisse des uniformes portés par les poilus dans les tranchées ou des tenues élégantes de la bourgeoisie parisienne, chaque costume est une pure réussite. Il en est de même pour les décors, même si la mise en scène ne les met pas forcément en valeur. Sur un plan formel, la véritable prouesse est à chercher du côté pictural, en particulier le travail sur le grain et la colorimétrie qui donnent l’impression que les images, pourtant tournées en numérique, datent d’il y a un siècle.

La mise en scène s’identifie par de longs et amples mouvements de caméra, permettant une certaine immersion au cœur de cette reconstitution. Celle-ci fait particulièrement son effet dans la partie du film se déroulant dans les tranchées. Certes court, ce segment en devient l’une des peintures les plus impressionnantes qu’il nous ait été récemment permis de voir de la Première Guerre mondiale. Le retour des deux personnages principaux à Paris s’accompagne cependant d’une réalisation plus apaisée. Cette peinture des « Années folles » paraît presque quelque peu académique, au moins par rapport à l’esprit « rock’n roll » que ce que nous avait vendu la bande-annonce qui, dans un montage frénétique, se concentrait sur une scène de fête que Dupontel filme à la façon de Terry Gilliam, son modèle assumé depuis ses débuts. La folie, l’hystérie et la décadence, de l’après-guerre se retrouvent sacrifiées à l’autel du pamphlet anticapitaliste, ce qui aurait en soi pu se situer à n’importe quelle autre période du XXe siècle.

En terme d’adaptation, Dupontel est resté relativement fidèle au roman de Lemaitre, en en édulcorant les aspects les plus rocambolesques pour se concentrer sur le drame humain vécu par les deux personnages principaux, interprétés par Nahuel Perez Biscayart et lui-même. Le premier n’est autre que la révélation du récent phénomène 120 battements par minute ; un doublé qui devrait lui permettre, sinon de décrocher un César fort mérité, de s’assurer une carrière florissante. Dupontel, en revanche, livre une prestation moins éblouissante car dans un rôle assez proche de ce qu’on a l’habitude de le voir jouer, celui d’un être fragile qui va devoir se faire violence pour exister.

Comme à son habitude, l’une des forces du scénario de Dupontel est le soin apporté aux personnages secondaires, et l’excellent casting sollicité à l’occasion aide à hisser Au revoir là-haut au panthéon des films français les plus saisissants de la décennie. Parmi les acteurs qui permettent un tel rayonnement, Laurent Laffite en figure maléfique, incarnation d’une classe dirigeante uniquement animée par le besoin viscéral d’humilier les faibles, prouve qu’il est décidément bien plus pertinent dans la peau de telles ordures que dans celle d’individus auxquelles il nous est demandé de nous identifier. Niels Arestrup est brillant dans la façon qu’il a de faire de son personnage, a priori lui aussi détestable, mais aussi le plus poignant de cette histoire. De leur côté, Philippe Uchan ainsi que, dans une moindre mesure, Michel Vuillermoz, apportent au film sa part d’humour, dans laquelle on retrouve l’esprit grinçant du réalisateur.

 

L’une des meilleures surprises de ce casting vient du rôle octroyé à Emilie Dequenne, un personnage certes accessoire à l’intrigue centrale mais qui parvient à se libérer de son statut de potiche pour prouver, non sans cynisme, que la cruauté intéressée au sein de la bourgeoisie n’est pas affaire de sexe. La dénonciation sociétale brutale est donc tout aussi intemporelle que la poésie qui se dégage de ce récit à fleur de peau. L’ensemble forme un magnifique film que n’aurait pas désavoué Jean Renoir tant il fait appel à une façon de faire des films aux antipodes de ce que nous assène régulièrement le cinéma français, depuis trop longtemps adepte des codes de la télévision et de la publicité. Il semble que, vingt ans après l’électrochoc Bernie, Albert Dupontel ait compris qu’il fallait en passer par un certain classicisme pour secouer une industrie hexagonale quelque peu moribonde. Espérons que, malgré les imperfections de son long-métrage, le public lui donnera raison sur ce point.

 

 

 

A l’aide de ce matériel (fiche technique, synopsis et critiques de presse, fiche outil connecteurs logiques), réalisez à votre tour une critique du film « Au Revoir là-haut ».

A visionner en plus :

 

https://www.youtube.com/watch?v=AIdryR3nCgk

https://www.youtube.com/watch?v=ZTr5K8LzlaM

https://www.youtube.com/watch?v=7UOSVIFU02Y

https://www.youtube.com/watch?v=njvI16_fbSM

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=IfErQ6GLCyk

https://www.youtube.com/watch?v=OmRzIkkogWc

 

Les critiques de la classe :

 

Mon avis sur ce film est plutôt défavorable. Pour commencer, le personnage principal (Albert Maillard) : je ne l’ai pas aimée, cette personne qui se retrouve sauvée d’être enterré vivant, par un petit homme frêle qui sacrifie son visage pour lui. Bien sûr c’est une belle amitié qui commence mais elle est trop pesante pour lui et cela se fait vite ressentir. Peut-être que c’est le résultat voulu mais je n’ai pas aimé ressentir cette sensation tout le long de ce film.

Maillard est au fond une belle personne qui aide et qui donne tout pour son sauveur mais je le trouve trop dévoué pour son ami qui lui, se donne la mort à la fin du film sans penser une seule fois à lui. Une amitié gâchée et sans retour, donnée par Albert au pauvre défiguré qui en veut au monde entier pour ce qu’il lui est arrivé au front.

Il pouvait ne pas y aller, mais c’est en se rebellant contre son père (Édouard PERICOURT est fils de bonne famille parisienne) qu’il décide de se rabattre dans les tranchées, là, où il dessine de très beaux croquis. Il aurait pu être exempté de cette guerre grâce au pouvoir de sa famille, mais c’est en y allant qu’il lui arrive une terrible chose et qui se défoule, depuis, sur ce pauvre Albert.

C’est une amitié pratiquement forcée pour ces deux-là.

A la recherche de l’amour et de la fierté de son père, PERICOURT monte un plan d’escroquerie lors de la parution d’une annonce recherchant des personnes pour créer des monuments aux morts. Il ne se gêne pas d’ajouter Maillard dans son plan son trop lui demander son avis.

Le film commence par une vue en plongée, où l’on voit un chien courir dans les tranchées Françaises, il rejoint les Français cachés dans une de celles-ci puis l’histoire débute par la rencontre avec les deux personnages principaux : Albert et Édouard mais aussi du méchant que l’on aime détester : Henri d’Aulnay-Pradelle , leur lieutenant. C’est dans ces tranchées que tous les effets spéciaux sont clairement présents comme des explosions gigantesques : le son est parfait.

Pour ce qui est des acteurs, je n’ai rien à dire, par exemple, le méchant, Henri, nous aimons tellement le détester et pour ma part je suis ressortie de la salle de cinéma énervée par ce personnage. Alors oui, mission réussie pour ce qui est de transmettre des sentiments à travers du jeu des acteurs.

Pour conclure, je n’ai pas aimé ce film car je n’en aime pas les protagonistes. Mais en revanche je le conseille fortement aux personnes qui aiment les films de guerre car nous voyons le pendant et l’après de la guerre avec une pointe de magie.

Julie MORGAN

« Haut revoir la haut » est un film sur l'histoire d'un poilu qui finit par devenir une « gueule cassée » lors d'un dernier assaut avant l'armistice, et de son ami avec qui il va vivre médiocrement après la guerre. Notre « gueule cassée » va demander à son ami de le faire passer pour mort car il ne souhaite pas retrouver son père qui est un très grand banquier de Paris. Notre jeune héros devient dépendant de la morphine que lui donnait son ami lorsqu'il était à l'infirmerie. Alors qu'il se laissait presque mourir dans l’appartement de son ami, il se met à fabriquer des masques avec une petite orpheline qui lui trouve les matières premières à la fabrication de ces derniers. Le confectionneur de masques et artiste de talent va avoir comme idée de vendre des monuments aux morts aux villes sans les leur fournir. Ceci fait, ils développent leur arnaque et empochent beaucoup d'argent.

Ce film est très émouvant avec une histoire de famille très touchante, la mise en scène est très bien faite avec de très bons changements de plans raccord à l’image, lors, par exemple, du changement de scènes, entre la chute de « l’oiseau » au moment où il va percuter le sol, il y a un changement de plans et une porte qui claque.

Le cadrage nous plonge dans l'histoire de nos deux poilus jusqu'au plus profond de la chair et de l’âme comme par exemple la scène où l’on découvre l’infirmité de notre protagoniste.

Les musiques sont très belles et émouvantes et nous poussent au paroxysme des sentiments que le film veut nous transmettre.

Ce film assez dramatique arrive à nous faire sourire ou même rire pour nous faire pleurer à chaudes larmes face aux événements tragiques de ces rescapés de la guerre. Je trouve ce film émouvant, avec beaucoup de rebondissements.

Louis-Grégoire Vinay

L’histoire se déroule après la première guerre mondiale. On suit l’histoire d’Albert Maillard et d’Edouard Péricourt, soldats, le dernier venant d’une famille aisée.

Au cours d’un combat le jeune soldat, Edouard Péricourt est gravement blessé en sauvant Albert Maillard, devenant ainsi une gueule cassée. Les deux compères vont monter une opération d’escroquerie visant à se venger de la société.

Ce film vient du livre du même nom écrit par Pierre Lemaitre qui reçut le prix Goncourt 2013. Cette adaptation à été réalisée par Albert Dupontel (acteur et réalisateur) qui à su être parfaitement fidèle au livre.

Ce drame nous amène dans les années folles à travers l’histoire d’Edouard Péricourt se remettant de son terrible accident. L’histoire est très touchante surtout parce qu’on peut ressentir le chagrin la tristesse et surtout la honte qui traverse Edouard au moment de se découvrir, C’est d’ailleurs pour ça qu’il va se faire passer pour mort. Beaucoup de sentiments et d’émotions se dégagent du film et des personnages comme lors de la mise en place de l’escroquerie : se dire qu’autrefois Edouard était sans doute un homme honnête et gentil, qui se lance dans l’escroquerie de monuments aux morts. Il faut avoir une certaine colère ou même haine envers la société qui laisse à l’abandon les soldats blessés aux combats voila pourquoi il apporte tant d’émotions car il y à beaucoup de vrai dans l’histoire.

La mise en scène et belle, les musiques apportent différents sentiments et s’accordent très bien avec l’ambiance du film et des différentes scènes qui suivent : les différents plans du visage d’Edouard où on peut voir rien qu’avec son regard ce qu’il ressent. Les décors ainsi que les costumes ou même voitures sont très bien reconstitués.

Ce film m’a particulièrement plu par son histoire touchante mais aussi ses personnages comme la petite Louise qui apporte de la gaîté et du bonheur à Edouard et Albert. Le très marrant Laurent Laffite qui apporte du comique et de l’humour à ce drame.

Pour conclure cette adaptation est une vraie réussite fidèle au livre qui a su mélanger la tristesse de la guerre avec son histoire et le sens drôle de l’histoire par ses personnages.

Alexis Saadani 

Au revoir là-haut est une comédie dramatique réalisée par Albert Dupontel en 2017. C’est l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre. Ça se passe pendant la première guerre mondiale. Albert Maillard raconte son histoire et celle d’Edouard Péricourt qui est défiguré par ce conflit. Tout deux imaginent une arnaque aux monuments aux morts.

Pour commencer, les acteurs sont merveilleux, ils sont rentrés dans leurs personnages sans laisser place à l’improvisation pour rester fidèle au roman de Pierre Lemaitre. D’après moi, il y a deux personnages principaux : Albert Maillard qui raconte son histoire au Maroc et Edouard Pericourt joué par Nahuel Pérez Biscayart, qui a eu l’idée de cette arnaque et réalise les dessins et les masques, il est aidé par Louise qu’ils ont rachetée à une chapelière.

Laurent Lafitte, qui joue le rôle du lieutenant Pradelle est un personnage intéressant, sinistre qui aime la guerre et qui cherche la fortune. Il fera tout pour cela jusqu'à en perdre la vie.

Ce film est réaliste, les scènes de tranchées sont exemplaires, au début on a une vue en plongée de tout le champ de bataille, puis on se rapproche en travelling pour suivre un chien.  

On croirait avoir déjà vu un champ de bataille tellement le décor est réaliste et plein de détails. La morphine est en pleine effervescence à cette époque, Albert Dupontel réussit à l’intégrer quand Edouard est blessé. C’est aussi un film de fiction car il n’y a jamais eu d’arnaque au monument au mort, c’est ce qui fait qu’il est différent des films sur la première guerre mondiale. Mais ce film casse aussi les codes de la société bourgeoise du 20ème siècle car il dessine ce qu’il voit et ressort en caricature.

Il tient tête a tout le monde et veut rester ce qu’il est. Comme il est défiguré, il se fabrique des masques magnifiques qu’il porte pour rester beau. Nous voyons seulement ses yeux grâce aux gros plans, ce qui nous procure des émotions fortes et nous laisse voir ce qu’il ressent.

Au revoir là-haut a aussi quelques touches d’humour qui sont les bienvenues pour détendre cette ambiance pesante notamment due à la musique qui accompagne tout le film et met du rythme.

Finalement, ce film parle aussi d’amertume entre tous ceux qui n’ont pas voulu empêcher cette guerre, de la France qui glorifie les morts et ne fait rien pour les vivants.

En conclusion, je vous recommande ce film, il y a de magnifiques masques tout comme les costumes et les dessins. Il fait preuve d’une grande histoire mêlant réalisme et fantastique, l’humour et la tragédie, ombre et lumière de la guerre, du début à la fin du film.

Audrey Savoie

                                         

Lors de la Première guerre mondiale. Albert Maillard rencontra Edouard Pericourt, un jeune artiste issu d’une bonne famille, qui quitta son domicile pour partir à la guerre. Celui-ci devint « gueule cassée ».Tous deux montèrent une escroquerie, qui va s’avérer agitée.

« Pour avoir déclenché la guerre, pour l’avoir aimé, pour en avoir profité. VOUS ETES TOUS CONDAMNES A MORT. »

Une phrase, quelques mots, qui résument totalement le film. Elle est dite lors du « jugement ».

Ce fut une belle expérience cinématographique, très prenante mais aussi émouvante. Une histoire extraordinaire d’un homme qui devint défiguré. Une amitié forte, une relation père fils mouvementée, une histoire d’amour. Cet homme qui se retrouva avec un visage sans vie, va le transformer avec des masques d’une façon magique.

Ce film d’Albert Dupontel est issu du livre « au revoir la haut » de Pierre Lemaitre, qui a tenu à assister au tournage du film. Il déclara que ce fut pour lui une expérience émouvante. Grâce a cette déclaration on put voir l’importance accordée à cette adaptation.

Des décors aux costumes, un énorme effort fut fait pour nous transporter dans les années folles, ce fut réussi.

Casting parfait pour tous les acteurs, qui arrivent à nous emmener dans ce monde que se soit Laurent Lafitte pour Henri d’Aulnay-Pradelle, Nahuel Pérez Biscayart pour Edouard Péricourt, qui entra dans le personnage d’une façon extraordinaire et magique.

Un budget important : 19 750 000 euros, donc une réalisation recherchée et poussée. Travellings, plans séquences, camera portée d’une excellente qualité. Je retiendrai particulièrement les gros plans qui nous montrent des expressions de visages lors de moment bien trouvés.

Un film français touchant mais d’une force incroyable une poésie qu’on aimerait retrouver dans d’autres films.

Elise Durand

Au Revoir Là-haut et une adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaitre réalisée par Albert Dupontel (acteur, scénariste).

Il nous transporte dans une ambiance d'après-guerre aux côtés d'un ancien poilu Albert Maillard alias "Albert Dupontel" et de Edouard Péricourt, un soldat au visage déformé par un éclat d'obus. Par la suite, Albert Maillard prend la décision de s'occuper de son ami devenue « gueule cassée » en lui fournissant de la morphine et des soins. Une fois Edouard sur pied, il décide de se venger en créant une arnaque aux monuments aux morts, car la douleur physique, morale, est insupportable pour lui.

Je trouve ce film extrêmement bien réalisé de par son réalisme, ses bons acteurs (Nahuel Perez Biscaillard, Laurent Lafitte) et les plans choisis, comme ce plan séquence qui nous permet d’entrer dans la maison de monsieur Pericourt. J'ai bien reconnu la façon d'Albert Dupontel de traiter et réaliser un film au fond dramatique mais à la forme extravagante comme dans Enfermés Dehors. J'ai facilement été transporté dans l'univers loufoque du film, même si je ne le conseillerais pas à tout le monde car il est destiné à un public sensible à la recherche de belles émotions.

Pour conclure, ce film a tout pour plaire à un public averti et connaisseur. On rentre aisément dans la vie des personnages et dans l'univers de l'après guerre. Pour finir je remercie monsieur Albert Dupontel pour rester fidèle à son cinéma poétique et décalé qui ne nous laisse pas indifférent.

Sacha Brechotte

« Au Revoir Là Haut » est une oeuvre cinématographique française réalisée par Albert Dupontel et sortie en 2017. Ce film raconte l'histoire de deux soldats après la 1ere Guerre Mondiale qui tentent de monter une arnaque en vendant de faux monuments aux morts en hommage aux soldats victimes de la guerre. Le personnage Albert Maillard est joué par Albert Dupontel lui-même et Nahuel Pérez Biscayart interprète le rôle du soldat Édouard Péricourt (Soldat à la gueule cassée).

Pour commencer, j'ai énormément aimé ce film par son histoire très touchante et son originalité. Je ne m'attendais pas à ce qu'un soldat victime de la guerre essaie de monter une arnaque de grande ampleur en vendant des monuments aux morts factices. Tout comme je ne m'attendais pas à voir l'auteur de cette arnaque fabriquer des masques de toute beauté pour cacher sa gueule cassée. Tout au long du film Édouard arbore de nombreux masques plus magnifiques les uns que les autres. Il créa même un masque avec un sourire mécanisé où d'une pression au milieu de ce sourire il devient une vraie grimace.

Pour ce qui concerne le cadrage, dès le commencement du film nous avons un traveling filmé au drone suivant un chien portant une lettre en parcourant un champ de bataille désolé. Il y a une scène que j’ai particulièrement apprécié est celle où Dupontel vole de la morphine dans une pharmacie de l’hôpital où est alité Édouard. Ce cadrage permet de voir le reflet de la croix de Jésus inversée au mur et la bonne sœur s’y précipiter pour la remettre droite. Pendant que l’on se focalise sur ce moment, Dupontel se glisse derrière elle et vole un flacon de morphine.

Par la suite, le rôle du Lieutenant Pradelle joué par Laurent Lafitte est finement bien joué par le fait que le caractère du personnage n'était pas prévu. C'est l'acteur lui-même qui se plaisait dans le rôle du personnage et qui a réussit à lui donner ce côté authentique du méchant.

Pour finir je dirais qu'Au Revoir Là-Haut est une parfaite adaptation du  roman du même nom. Les lieux de tournages ont été choisis avec soin car j'étais immergé dans l'ère de la 1er Guerre Mondiale. Les lits médicaux, les vêtements, les décorations intérieures et les manières des gens étaient fidèles à l’époque concernée et c'est cette période de l'histoire qui m'a toujours plu qui me pousse maintenant à dire que ce film est pour moi le meilleur film français récent que j'ai pu voir.

Stéphane Depas

Au Revoir là-haut est un film d’Albert Dupontel. Nous sommes en 1918, la guerre va bientôt finir quand Edouard, fils de bonne famille avec des atouts d’artiste surtout de dessinateur, combat dans les premières lignes. Gravement blessé au bas du visage durant la bataille, il est récupéré par justement Albert. Tous les deux décident de monter une arnaque aux monuments aux morts, par méchanceté contre ceux qui auraient profité de la guerre.

Albert, comptable, parti à la guerre, rencontre Edouard. Albert Dupontel est dévoué pour son ami Edouard qui ne pourra plus jamais parler et reprendre la vie comme avant. Edouard est un artiste, il cache son visage défiguré grâce à de nombreux masques et deviens une œuvre d’art à lui seul. Edouard transmet ses émotions grâce à son regard et reste muet pendant tout le film.

Laurent Laffite joue le personnage de Pradel et un profiteur durant le film, surtout après la guerre.

Edouard et filmé le plus souvent en gros plan, ça nous permet de voir les masques et ses yeux. La musique provient des années folles, tous est rythmé, très vite.

Albert Dupontel arrive à nous plonger totalement dans l’ambiance du film, entre le moderne et l’ancien, durant les champs de bataille on a l’impression d’être en directe, tout ça grâce à la technologie.

Le travail du réalisateur, décorateur et des costumes donne une impression de réalité. Louise la fillette est l’une des seule à qui Edouard dévoile son visage, la fillette ne parait pas effrayée, elle le comprendra mieux que personne d’autre.

Ce film a obtenu 5 Césars.

Emilie CONTI

« Au revoir là-haut » est un film d’Albert Dupontel qui raconte l’histoire d’une jeune « gueule cassée » et de son camarade qui l’accompagne après la guerre. Ce film reprend très bien le livre de Pierre Lemaitre qui a remporté le prix Goncourt 2013.

 Albert Maillard et Edouard Pericourt sont deux soldats de la première guerre mondiale. Au court de la dernière bataille, Edouard (jouer par Nahuel Perez) fut défiguré par l’explosion d’un obus, en voulant sauver la vie d’Albert (joué par Albert Dupontel). Edouard ne voulant pas retourner vers sa famille en étant défiguré décide de faire croire à sa mort. C’est alors qu’un jour il décide de monter une arnaque aux monuments aux morts. Pour ce projet Edouard mis tout son talent en œuvre en dessinant pour les prospectus de cette arnaque.

Marcel Pericourt (jouer par Niels Arestrup), le père d’Edouard, à élevé son fils comme il voulait qu’il soit, et aurait voulu qu’il soit plus haut gradé pendant la guerre, pas un simple soldat.  Or Edouard ne pense pas comme son père, car il est différent. Il dessine beaucoup, et aime beaucoup ce qui touche à la beauté, ce qui est fait avec minutie.

Tout au long du film Edouard se fabrique des masques de différentes formes et couleurs pour cacher la misère de son visage.

 J’ai beaucoup aimé ce film car il y a un mélange entre le réalisme et la fiction, du fait que cette arnaque n’a jamais eu lieu, et il y a des masques qui donneraient presque l’impression d’un dessin animé, avec les personnage à tête de soleil ou d’oiseau. Il y a un travail incroyable sur ces masques qui représentent ses ressentis. Il les fait en fonction des circonstances et de son humeur. C’est grâce aux gros plans qui sont fait sur ses yeux que passent toutes les émotions du film

Albert Dupontel s’est approprié l’histoire de Pierre Lemaitre en rajoutant des détails, et c’est ce qui fait que ce film est magnifique. Au début, il y a un plan aérien sur un chien qui nous mène de la tranchée au champ de bataille. On a l’impression de le suivre, que c’est grâce à lui que l’on connait l’histoire.

Tout au long du film, Albert aide son ami à mener l’arnaque, qui consiste à vendre des monuments aux monuments aux morts et partir au Maroc avec l’argent.

C’est un lien fort qui les unit car Albert risque sa vie dans cette arnaque, comme Edouard a risqué la sienne pendant la guerre pour sauver Albert.

Au début, je m’attendais plutôt à voir un film sur la guerre avec beaucoup de conflits, alors qu’en fait, bien que ce soit juste après la guerre, c’est une très belle histoire qui sort du contexte de la guerre et de la peur. C’est aussi un conflit sentimental entre Edouard et son père.

Pour finir, je conseille vraiment ce film qui est magnifique. Les acteurs incarnent très bien leur rôle bien que l’histoire se passe à une autre époque (1920). Il y a beaucoup d’émotions, et les musiques nous transportent dans ces fameuses années folles.

Manon Lapeyrade

         Au revoir là-haut est une comédie dramatique française réalisée par Albert Dupontel (acteur, réalisateur, scénariste et humoriste). Ce film est une adaptation du roman de Pierre Lemaître, qui a eu le prix Goncourt en 2013.

         Pour commencer, cette comédie dramatique nous transporte en 1920, Albert Maillard (Albert Dupontel) est interrogé par un officier de la gendarmerie française, au Maroc. A travers son témoignage, il raconte la fin de sa participation à la Grande Guerre, sa rencontre avec Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayard), fils de bonne famille défiguré par le conflit. Ensemble, ils vont monter une arnaque. L’histoire raconte aussi la vie du lieutenant Henri d’Aulnay Pradelle (Laurent Lafitte) qui va réussir à intégrer la famille Péricourt dont le patriarche règne sur la classe politique parisienne.

         .Je trouve ce film très réussi, Albert Dupontel a su imager les émotions décrites dans le livre de Pierre Lemaître. Au travers du film, les héros mettent en valeur la condition des soldats abîmés par la guerre, le réalisateur nous amène à rentrer en empathie avec eux. Je trouve que ce film est poétique : premièrement, les masques qu’Edouard Péricourt crée sont le reflet de ses émotions, tantôt le sourire, tantôt la « moue » par exemple sur l’un d’eux. Deuxièmement, cette petite fille, Louise, vient apporter son aide aux deux hommes pour leur arnaque. Elle réussit à comprendre Edouard dans ses difficultés à ne pas pouvoir s’exprimer par la parole. Louise allège l’ambiance alourdie part les dégâts de la guerre et apporte un peu d’amour et de gaîté dans la vie d’Edouard et Albert. Pour finir, malgré la situation, on retrouve de l’amour entre Pauline (la bonne des Péricourt) et Albert, ils tombent amoureux l’un de l’autre.

         Enfin, le point fort de cette comédie dramatique à mon sens se trouve dans l’aspect des images qui ont été modifiées dans leurs couleurs pour amener le spectateur à se trouver dans une ambiance qui s’apparente à celle des années vingt. Les décors, les personnages, les musiques et les bruitages complètent majestueusement le contexte de cette guerre. Nous sommes plongés dans cet univers dès le début du film : dans les tranchées on retrouve une mise en scène qui nous angoisse que l’on peut même ressentir dans les moments de fête (gros plan). Tout au long du film on obtient un résultat assez poussé au niveau des sensations transmises.

         En conclusion, le résultat est crédible, j’arrive à me laisser transporter par ses émotions, ses décors, son histoire, c’est à la fois un voyage dans le temps mais aussi dans la vie de ces personnages. J’ai aimé ce film à travers le masque que l’on décore tout au long de la comédie dramatique pour cacher la réalité. A travers ce film je découvre le curieux monde d’Albert Dupontel.

Maud Bouchet

Au revoir la haut est un film basé sur les suites de la 1ere guerre mondiale. Il nous raconte la vie d’Edouard et d’Albert, deux coéquipiers de la guerre. Edouard devient une « gueule cassée » suite à l’explosion d’un obus, il a perdu sa mâchoire inférieure. Après ce drame il essaie de se reconstruire mais impossible, car pour lui le physique est important, c’est pour cela qu’il commence à créer des masques et décide de se venger de l’Etat français en montant une arnaque car pour lui l’Etat français délaisse les survivants, les personnes qui sont revenues de la guerre, toutes ces personnes qui ont souffert et qui souffrent encore.

Tout d’abord la façon de filmer est assez remarquable, elle nous permet de nous plonger dans cette histoire. Elle nous fait ressentir, des émotions et ça c’est quelque chose que j’apprécie vraiment. Une scène qui m’a marquée, c’est le réveil à l’hôpital, quand Edouard se réveille est devient fou en voyant qu’il n’a plus de mâchoire. J’ai trouvé cette scène bien jouée on est vraiment « compatissant » envers cet homme qui aime dessiner, qui aime la beauté et le voir « moche » on peut comprendre son désarroi. Je recommande ce film.

Gaëtan Tardieu

« Au Revoir là-haut», est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2017. Il s’agit de l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre.

Ce film raconte l’histoire de la Première Guerre mondiale, de l’après-guerre ainsi que des Années Folles. On suit tout au long du film les aventures et les rencontres d'Albert Maillard, ancien combattant, qui prend sous son aile Edouard Pericourt fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit.

Tout d'abord, je suis très impressionnée par les jeux d’acteurs surtout de Nahuel Perez Biscayart qui joue le rôle de Edouard  Péricourt: il ne parle pas une seule fois durant le film, il ne doit s’exprimer qu’avec des gestes, son regard d’un bleu intense ou encore le port de divers masques aussi beaux les uns que les autres qui lui permettent de cacher sa gueule cassée comme par exemple un paon, un masque au sourire changeable...

Il nous transmet ses sentiments seulement avec un regard, c’est poignant on le constate quand il revoit son père et qu’il pleure. On sent l’immense tristesse et la joie à la fois.

D’autre part, les décors sont époustoufflants on remonte le temps avec un Paris très élégant, vieillot et dynamique. Les mouvements de caméras nous mettent directement dans l’action et font qu’on est emporté dans le film comme on le voit avec un magnifique travelling utilisé quand on suit les soldats courir sur le champs de bataille.

Mais encore, les scènes aussi sont très réalistes comme celle du combat dans les tranchées et quand il y a les impacts d’obus, je n'ai pas de mot pour décrire ces actions tellement qu'elles m'ont bleuffée. Ca donne l’impression d’être à leur côtés, on se bat  et on souffre avec les soldats, en fait on vit l'instant présent.

C'est excellent.

A vrai dire, Albert Dupontel quand il réalise le film reste toujours dans l'esprit du livre mais en rajoutant une touche personnelle qui le rend encore plus frappant. J'aime ce film, car je ne me suis pas ennuyée et qu'il est vraiment passionnant. Je conseille à tout le monde de lire et de voir «Aurevoir là-haut».

Louise Soria

Au Revoir là-haut  un film d'Albert Dupontel qui reprend avec fidélité le livre de Pierre Lemaitre.

Nous sommes en 1918, la guerre et sur le point d’être finie quand Edouard, fils de bonne famille au talent d’artiste combat en première ligne. Grièvement blessé au visage au cours de la dernière bataille, il est recueilli par Albert. Ces deux-là décideront alors de monter une arnaque aux monuments aux morts pour se venger de ceux qui ont profité de la guerre.

Chaque personnage est unique : Albert, comptable, mène une vie tranquille jusqu’à ce que la guerre éclate et rencontre Edouard. Ce rôle joué par Albert Dupontel est touchant car il est dévoué pour son ami qui ne pourra jamais reprendre une vie « normale » et le suivra dans ses idées les plus folles.

Édouard, lui, est un artiste obsédé par la beauté. Il cachera alors son visage défiguré sous de nombreux masques et devient une œuvre d’art à lui seul. Le regard de Nahuel Perez transmet toutes les émotions de son personnage qui restera muet tous le long du film.

Laurent Lafitte joue le rôle de Pradelle, un lieutenant sarcastique qui profitera du désordre d’après-guerre pour s’enrichir.

Chaque scène du film mérite d’être décrite car tous les détails sont exacts, le travail du réalisateur mais aussi des décorateurs est impressionnant et les costumes ont l’air authentiques. Une des scènes marquantes de ce film est quand Edouard révèle son visage de « gueule cassée » à Louise. La fillette n’est pas effrayée et elle ne fait pas ressentir de pitié. On sent le soulagement d’Édouard qui est enfin vu comme un homme et pas une victime de guerre à travers le regard de Louise, celle-ci le comprendra d’ailleurs mieux que personne d’autre.

Dupontel aura réussi à allier le moderne à l’ancien comme dans la première scène où nous sommes plongés dans le champ de bataille grâce à un drone qui filme la séquence. Les images colorisées évoquent un ancien long-métrage. Ce film prouve qu’avec des moyens modernes, on arrive à être transporté à une autre époque de manière très réaliste.

Le personnage d’Edouard est filmé en gros plan pour les masques et en très gros plan pour les yeux. Les plans sont enchaînés au rythme de la musique des années folles, tout va très vite, on sent qu’il n’y a plus de temps à perdre.

Enfin ce film a un côté féerique car malgré les cicatrices de la guerre, Edouard et Albert nous transportent dans un tourbillon excentrique que représente les années 20

Au revoir là-haut a eu 5 césars et 12 nominations, parmi ces récompenses, la meilleure adaptation et la meilleure réalisation.                                 

Lucile Bouix

Au revoir là-haut raconte l’histoire de deux amis qui se sont sauvés mutuellement de la première guerre mondiale. Albert Maillard (Albert Dupontel) ressort avec des égratignures après avoir été enterré vivant, il a perdu sa femme et son métier. Quant à Edouard (Nahuel Perez Biscayart), dessinateur, commence à se créer des masques pour cacher son visage de gueule cassée, causé par un obus. Leur amitié va les sauver. Apres l’armistice ils décident de monter une arnaque aux monuments aux morts, et dans un même temps il retrouve le lieutenant Pradelle (Laurent Laffite) leur ancien chef de guerre qui se met à trafiquer les corps de la guerre et se retrouve marié avec la sœur d’Edouard pour son argent. Pendant ce temps, le père d’Edouard, Marcel Pericourt (Niels Arestrup) décide de financer les monuments aux morts en croyant au décès de son fils. Il se rend vite compte qu’il est pris au piège dans une arnaque, retrouve son fils Edouard qui lui dit au revoir dans un dernier envol.

Ce film m’a énormément plu, pour sa réalisation qui respecte et reprend bien le livre de Pierre Lemaître, mais avec son propre univers. L’émotion est présente, les masques (réalisés par Cécile Kretscmar) sont fabuleux et la première scène est très réaliste avec le son des obus, les tranchées. La période est bien recréée avec l’horreur et le stress de la première guerre, qu’il s’agisse des uniformes des poilus dans les tranchées ou des tenues portées par la bourgeoisie parisienne, chaque costume est une vraie réussite. Aussi, les mises en scène sont réalistes et réfléchies.

D’autre part, pour les acteurs, comme exemple Edouard qui joue un rôle presque muet il réussit à faire passer les émotions et ses sentiments à travers ses masques, ses regards. Il décide justement de porter des masques au lieux de prothèses car c’est un artiste et il veut le rester.

Finalement on retrouve les acteurs aux mêmes « places » (mêmes situations) tout au long du film, pendant et après la guerre, comme Albert un soldat au début puis par la suite un homme qui doit voler mendier et tout faire pour s’en sortir ou encore Pradelle qui avait une place de lieutenant et à l’après-guerre réussit à s’en sortir grâce au trafic des corps et à la femme qu’il réussit à épouser, Edouard, lui, incompris de tout le monde, au début pour son art et par la suite pour son handicap.

Léa SEURRE

Une guerre totale

Tout commence bien lorsqu’Albert Maillard, joué par Albert Dupontel, est pris en otage et questionné par un gendarme français, au Maroc. C’est là qu’il raconte toute son histoire débutant par la fin de sa participation à la Première Guerre Mondiale. A la suite de cette scène, il y a une excellente vue en plongée qui suit un chien parcourant les tranchées. Enfin nous découvrons le deuxième acteur principal, Nahuel Pérez Biscayart jouant Edouard Péricourt, dans les tranchées françaises, un personnage intrigant. D’ailleurs la première chose qu’on remarque chez lui c’est son côté artiste puisqu’il dessine tout le temps et qu’il ne s’exprime que par ses dessins à croire qu’il est muet parce qu’il ne parle jamais. En somme les points de vue qu’ils soient subjectifs ou externes, les axes de prise de vue comme les contre-plongées et plongées puis les effets spéciaux sont époustouflants, avec l’exemple d’un soldat qui éclate à cause d’un obus. Ils nous font rentrer dans la peau de chaque soldat, avec son courage, son stress, sa peur...

Chirurgie                                                                                               

Perdant sa mâchoire à cause d’un obus pendant la guerre, Edouard est directement hospitalisé. Un bon jeu de caméra est mis en œuvre dès que Maillard récupère de la morphine dans une boite de pharmacie, avec un miroir, où on voit depuis ce miroir une none en train de remettre en place une croix. De plus qu’Edouard, « une gueule cassée », est sous l'emprise de cette drogue: il s’endort en faisant un rêve étrange qui sont des souvenirs racontant sa jeunesse. C’est un fils de bonne famille parisienne mais défiguré par le conflit. D’autre part, dès son réveil, il fait comprendre à son ami Albert qu’il veut se faire passer pour mort aux yeux de sa famille. Pour cicatriser sa mâchoire, il est envoyer chez un chirurgien. Une caméra subjective, en point de vue, est posée à la place d’une fiole sur une table roulante visant Edouard cela nous rend plus captif sur le personnage. Grande originalité et bonne idée de la part d’Albert Dupontel.    

L’Artiste

Une fois sorti de chirurgie, les deux amis emménagent dans une sorte de grenier. Ils font la connaissance d’une jeune fille orpheline s’appelant Louise qui est Heloise Balster. Pour moi, elle devient le troisième personnage principal par des gros plans où Louise et Edouard se comprennent par un simple regard en face à face. Tout ce que la « gueule cassée » essaye de dire, l’orpheline le comprend et le traduit réellement en langue française. Elle remplace presque le deuxième acteur principal, elle est sa voix. Ensemble à trois, ils montent une opération d’escroquerie. A la fois, Edouard veut changer, se trouver beau, se montrer ordinaire aux autres... Alors il se créé des masques réalistes, décoratifs ou encore caricaturaux. J’adore son style car tous les jours il change de masques, tous les jours il devient une autre personnalité. Que ce soit un homme, une femme, une vieille personne, un objet, un animal... De toute façon, c’est sa seule manière de s’exprimer et de se montrer extravaguant.

Une fin à tout

Au final Edouard aura toujours été un artiste frustré et martyrisé. Il n’a pas sa place dans ce monde. C’est pourquoi il se suicide à la fin du film. Cependant moi-même je trouve qu’il le fallait car on comprend sa tristesse, on nous emporte dans son cercle vicieux. Alors il faut en finir par la mort. Il ne doit plus souffrir.

En conclusion, j’ai adoré cette comédie dramatique pleine d’émotion, c’est un film qui va me marquer à vie. Tout le long on est dans la peau de ce malheureux Edouard. Le travail technique des caméras est excellent, l’éclairage comme celui des masques de politiciens caricaturés éclairé par les lumières venant du bas à une soirée. Il y a aussi les costumes dont les soldats et les masques de Péricourt en plus du maquillage et les décors. Si j’ai séparé des paragraphes par des titres c’est parce que j’ai trouvé que ça représente la vie d’Edouard, il vit dans "une guerre totale" que se soit par sa famille ou par la bataille des tranchées, "Une Chirurgie" car il est une gueule cassé, "L’Artiste" puisqu’il essaye de se reconstruire une vie par ses masques et "Une Fin à Tout" parce qu’il ne veut plus de cette société et de cette vie alors il se suicide. Pour ma part le film marque tous les points pour faire un excellent film. Il a son propre style. Bravo à Albert Dupontel et son équipe.

Théo CORCEIRO-LEAL