sound of noise

TRAVAIL SUR LE LANGAGE CINEMATOGRAPHIQUE :

Voici le court-métrage qui met en scène le groupe suédois SOUND OF NOISE, Music for One Apartment and Six Drummers de O. Simonsson et J. Stjärne Nilsson :

 

GRILLE D’ANALYSE FILMIQUE

1. Le champ, l’axe et le cadrage.

Le champ est délimité par le cadre (du viseur donc de l’image) ; il est l’espace filmé et vu. A l’opposé de ce champ, il y a le contre-champ (qui peut être vu dans un montage champ contre-champ).

Que voit-on dans le champ au début de la première séquence ?

Le hors champ est ce qui est à l’extérieur du champ (deviné, perçu, imaginé mais pas montré).

L’axe de prise de vue désigne la hauteur à laquelle le champ est vu. Il peut être à hauteur de regard (on parle d’un angle « normal »), vu d’en haut (plongée) ou vu d’en bas (contre-plongée).

Quel est l’angle de l’axe de prise de vue dans le premier plan ? Change-t-il dans les suivants ?

Le point de vue correspond à la place de la caméra. Il peut être interne (la caméra est à la place de l’œil d’un personnage = caméra subjective) ou externe (la vision ne renvoie au regard de personne).

On parle aussi de focalisation (ce que nous savons du récit). Elle peut être interne (le récit se limite au savoir d’un personnage), externe (nous en savons moins que le personnage) ou « spectatorielle » (nous en savons plus que le personnage)

Au début du court-métrage, que peut-on dire du point de vue et de la focalisation ?

Le cadrage élargit (en s’éloignant) ou rétrécit (en se rapprochant) le champ en fabriquant des plans selon une échelle : ensemble, moyen, « américain », rapproché, gros plan.

A quoi servent les gros plans en début de séquence ? Avez-vous remarqué d'autres types de plans ?

 

2. La composition et l’organisation dans le cadre.

La profondeur de champ correspond à la plage de netteté de l’image : elle peut être grande (toute l’image est nette, objectif de courte focale ou diaphragme à faible ouverture) ou petite (un seul plan – 1er plan, arrière-plan… - est net, objectif de longue focale ou diaphragme à grande ouverture).

Qualifiez la profondeur de champ utilisée.

Les lignes de force, horizontales, verticales, obliques traversent l’image de façon plus ou moins visible en fonction des personnages et du décor.

La lumière provient d’une source. Elle peut être intense ou faible, répartie également ou inégalement. Elle peut mettre en valeur, opposer les zones de l’image entre elles, créer des atmosphères. Les couleurs peuvent être plutôt chaudes ou froides, vives ou ternes, s’opposer, se répéter.

Tentez de définir la gamme de couleurs utilisées.

Quand le plan n’est pas fixe, il y a un mouvement de caméra. Un travelling (la caméra se déplace selon un axe donné : horizontal, vertical, avant, arrière) ou un panoramique (la caméra pivote sur son axe, son pied). Ce peut-être un « faux » mouvement : le zoom (avant, qui rapproche le sujet, ou arrière, qui l’éloigne). Les images de synthèse permettent de créer de nouveaux axes, des rapprochements ou éloignements spectaculaires.

Comment se déplace la caméra ? Quelle est l’impression donnée ?

 

3. La composition et l’organisation des images entre elles.

Le plan correspond à un morceau de pellicule filmé sans interruption (plan n°1, plan n°2, etc.) d’une durée variable. Une séquence est un ensemble de plans (sauf dans le plan-séquence) ayant une unité d’action, de temps et de lieu, dans lesquels le temps réel est égal au temps du film. Il n’y a donc, a priori, pas d’ellipse dans une séquence. Les liens entre les différents plans s’appellent des raccords. Ils sont de plusieurs types (cut, fondus…) et de différentes formes (sur les regards, les mouvements, les objets, l’éclairage, la couleur…).

En combien de séquences peut-on diviser ce court-métrage ?

Comment les plans sont-ils enchaînés (raccords) ?

 

La bande-son (bruits, voix, paroles) se compose se compose de sons in (présents dans l’image) ou off (absents). De la musique peut être ajoutée, généralement extérieure à l’image.

Le son est central dans ce court-métrage. Qu’en pensez-vous ? Qu’observez-vous ?

Sources : Joël Magny, Vocabulaires du cinéma, Cahiers du cinéma/SCEREN-CNDP, 2004 et Marcel Martin, Le langage cinématographique, Cerf, 1992