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Bien qu'il y ait moins de pays souffrant de la faim en 2005 qu'en 1970, la sous-nutrition subsiste dans un grand nombre de pays notamment en Asie et en Afrique Subsaharienne.

 

Séance 1. Une crise alimentaire mondiale.

 

A/Les inégalités Nord-Sud.

 

Les pays les plus pauvres sont les plus touchés par cette crise. Voici quelques chiffres pour expliquer cette affirmation.

 

Quelques chiffres :

Les céréales restent l'alimentation de base des populations des PVD la croissance de cette production n'a été que de 6,3 % de 1997 à 2005 contre une augmentation de 10,5% de la population.

La part de l'alimentation dans les budgets familiaux atteint 45% voire parfois 80 dans les pays à bas revenus contre 12 % dans les pays riches.

La sous-nutrition touche 13% de la population mondiale principalement en Asie du sud et en Afrique.

C'est parmi les 2,5 milliards des membres de familles agricoles des PVD que se trouvent les 2/3 de malnutris chroniques, ainsi que la majorité des pauvres vivant avec moins de 1 dollar par jour.

 

D'un autre côté les pays riches souffrent également de malnutrition dans le sens ou une part croissante des individus y sont touchés par la suralimentation (forme de malnutrition). Aux USA 28 % des hommes et 34% des femmes sont considérés comme obèses.

 

Mais pourquoi de tels écarts ?

B/ Les obstacles à la sécurité alimentaire : l'exemple de l'Afrique Subsaharienne.

 

Dans cette zone du monde l'aide internationale est indispensable pour faire face aux famines chroniques, 30 % des habitants de l'Afrique Sub-saharienne sont sous-alimentés, et 4 enfants sur 10 âgés de moins de 5 ans souffrent de malnutrition.

 

A cela plusieurs facteurs :

- Les zones de conflit.

- Conditions de sol et de climat défavorables.

- Croissance démographique forte.

- Pas d'augmentation voire une baisse de la production de céréales.

- Un investissement médiocre dans l'amélioration des exploitations.

- les effets néfastes de la mondialisation.

 

Mais la faim n'est pas une fatalité, dans le cas de l'Afrique subsaharienne, des initiatives locales permettent de rétablir la sécurité alimentaire en temps de paix. Par exemple, au Burkina Faso, la maîtrise de techniques simples permet d'améliorer les rendements, et la main d'œuvre locale est abondante. On peut également souligner les aides durables apportées par certaines ONG qui permettent la mise en place de puits ou de barrières végétales stoppant l'avancée du désert. Ainsi à différentes échelles les vrais enjeux semblent se situer autour des différentes politiques agricoles.

Séance 2. Comment assurer à tous la sécurité alimentaire ? Les enjeux des politiques agricoles et commerciales : Les systèmes de production agricole.

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2. Situation de l'Agrobusiness (exemple : Etats-Unis)

 Dans les pays développés, l'agriculture productiviste domine. Elle s'appuie sur une forte mécanisation, l'utilisation de l'informatique et des biotechnologies. Les rendements et la productivité sont élevés. On pratique l'agriculture et l'élevage de manière intensive. Cette agriculture destinée aux marchés internationaux est aux mains des grandes filières de l'agrobusiness, surtout américain qui génère la filière agroalimentaire des principales cultures (céréales, viandes.)

 

Mais ce système limite l'accessibilité aux ressources alimentaires : En effet la disponibilité des ressources alimentaires est réelle mais le problème de l'accessibilité à ces ressources est lié aux impératifs des grands groupes et aux politiques agricoles et commerciales. Plusieurs exemples (We feed the world : Nestlé, Pioneer, Monsanto…).

 

Agrobusiness ou agriculture intégrée : liaison entre les exploitations agricoles, les industriels et les entreprises commerciales.

Biotechnologies : mise au point de plantes hybrides et d'Organismes Génétiquement modifiés pour permettre de meilleurs rendements.

Agriculture intensive : Agriculture pratiquant de forts rendements sur de petites surfaces.

 

2. L'Inde et la Révolution verte.

L'Inde a répondu au défi alimentaire en favorisant l'agriculture intensive et en investissant dans une agriculture vivrière et moderne. Cependant cette politique a provoqué de nombreux désastres écologiques, reflétant ainsi les limites d'un modèle productiviste :

  • Pollution de la terre et des eaux.
  • Epuisement des ressources naturelles.
  • Dégradation des espaces naturels.
  • Propagation non contrôlée des OGM.
  • Déforestation et érosion des sols.

Alors, quelles sont les alternatives agricoles possibles ?

Comment nourrir les hommes sans dégrader notre environnement ?

Agriculture vivrière : agriculture destinée à la consommation locale.

Révolution verte : ensemble d'innovations techniques ayant permis la croissance de la production et les progrès de l'alimentation (mécanisation, engrais, pesticides, …)

 

3. Vers une nouvelle forme d'agriculture.

 

Dans les pays développés, depuis le sommet de la terre en 1992, on s'oriente vers une agriculture durable, plus soucieuse de la protection des espèces, de la préservation de l'environnement et de la santé du consommateur. Pour la pêche, la capture de certaines espèces a été limitée, l'utilisation de certains filets détruisant les fonds marins a été interdite. Une agriculture raisonnée privilégie une diminution des produits chimiques et une limitation des rendements. Certains labels comme celui de l'agriculture biologique rassurent le consommateur.

Dans les pays du Sud, le défi majeur reste la satisfaction des besoins alimentaires des plus pauvres. La culture des OGM suscite de nombreux débats. La prise en compte de l'environnement est développée à travers la Révolution doublement verte qu'il faudrait appliquer dans beaucoup de pays d'Afrique et d'Asie. Les pays riches aident ponctuellement les pays pauvres du Sud en envoyant des surplus alimentaires en cas de famine ou en favorisant les petits producteurs dans le cadre du commence équitable.

 

 

Conclusion: Tous ces éléments semblent encore timides et il est toujours difficile de concilier production et écologie. Certains pays comme la Chine ou les Etats-Unis sont loin d'avoir adopté des politiques d'agriculture durable.

Le développement en masse de cultures vivrières raisonnées semble donc être une des alternatives les plus crédibles dans la lutte contre la faim. Il apparaît également que nous devons prendre conscience, en tant que consommateur des pays riches, du poids commercial que nous pouvons représenter et réfléchir à l'évolution de nos pratiques individuelles.

 

 

EVALUATION : choisir une problématique parmi les suivantes

-          L’inde est-elle parvenue à résoudre sa crise alimentaire ?

-          Le modèle de l’agro-business américain parvient-il à nourrir la planète ?

-          Pourquoi l’Afrique sub-saharienne ne mange-t-elle pas à sa faim ?

 

  • Choisir dans le manuel trois documents qui permettent de répondre à la problématique.
  • Sur une copie simple, donner les références exactes de chacun des documents et dites comment chacun apporte un élément de réponse à la problématique.
  • Rédigez une introduction et une conclusion.